REEL\RÉussir en L
 

UNIVERSITE PIERRE MENDES FRANCE

S.R.E.S.R. 2007-2010

REGION RHONE-ALPES

FICHE PROJET

Axe 1 :  Accompagner les publics diversifiés aux parcours individualisés

  • Chantier 2 : aide à la réussite : autonomie et accompagnement – TICE et compétences transversales
  • Chantier 5 : aide à l’ insertion professionnelle

Intitulé du projet  et nom du responsable : REEL\RÉussir en L
Frédéric Cantaroglou, responsable service TICE – EAD UPMF

Description de l’objectif du projet
Ce projet s’inscrit dans la logique initiée dès la campagne INCA 2003-2004, poursuivie dans le cadre du schéma 2005-2006 et visant à accompagner les publics de niveau L. Initialement engagé au niveau L1, cet accompagnement sera ici envisagé sur la totalité du cycle L, en poursuivant des actions visant à la valorisation pédagogique de ressources transversales spécifiques et en s’appuyant sur la généralisation et la banalisation de l’usage pédagogique des outils de l’Environnement Numérique de Travail de l’UPMF et de Grenoble Universités.

Ces actions nécessitent un renforcement de nos capacités d’accompagnement des enseignants en matière d’ingénierie pédagogique et médiatisation ainsi que la poursuite des projets visant à améliorer la diffusion des ressources électroniques en présence ou à distance.

Opérations prévues et Calendrier de mise en oeuvre

1/ Accompagner la banalisation des usages pédagogiques de l’ENT :

La mise en œuvre du Bureau Virtuel de la Région Rhône-Alpes et des outils pédagogiques de l’Environnement Numérique de Travail de Grenoble Universités autorise de nouvelles modalités de médiation enseignants/ étudiants. Poursuivre l’accompagnement de cette mutation à l’œuvre est un souci constant de l’UPMF qui permettra de construire un environnement pédagogique numérique basé sur des formes de tutorat innovantes à distance ou en présence, de façon synchrone ou asynchrone.

  • Pour le distant asynchrone au delà de la généralisation en cours des outils de type base de connaissances, forums tutorés, ou l’utilisation de la diffusion sur de nouveaux médias (podcast), la vidéo à la demande, la diffusion de ressources multimédias, la gestion des emplois du temps et agendas apparaissent comme les nouveaux termes de la convergence entre TICE et Système d’Information qui se dessine aujourd’hui.
  • Pour le distant synchrone, des utilisations pédagogiques courantes de la visioconférence et de la voix sur IP, sont également rendues possibles par la mise à disposition de ces technologies au niveau du Système d’Information de l’UPMF et par la montée en compétences techniques et humaines de la plate-forme multimédia, dispositif lancé par la Région et dont la pertinence ne cesse d’être justifiée.

Ces deux actions sont bien évidemment dépendantes de la capacité des enseignants de l’établissement à utiliser les plate-formes pédagogiques pour mettre à disposition des étudiants des contenus de cours sous forme numérique. Nous espérons au terme du schéma que 75 % des enseignements mettent  au moins partiellement en ligne leurs cours sur la totalité du cycle L.

Les actions visant à améliorer la médiatisation des enseignements présentiels engagées précédemment grâce à l’appui de la Région, qu’il s’agisse de la formation des enseignants à l’utilisation des matériels ou logiciels correspondants (en interne à l’établissement ou avec l’aide du pôle formation de GreCO) ou de la mise à disposition (avec le CRI UPMF) d’une infrastructure performante de diffusion audiovisuelle dans les amphithéâtres et principales salles de cours doivent être poursuivies pour permettre l’utilisation banalisée des  outils pédagogiques du système d’information. L’enjeu principal demeure l’alimentation des comptes étudiants du BV, qui ne pourra être envisagé à grande échelle que si se poursuit une véritable démarche de production électronique de documents, démarche passant par le renforcement de notre capacité à proposer à des enseignants non spécialistes des outils simples d’usage et générateurs du minimum d’erreurs.

Sur le plan disciplinaire, l’UPMF est une université couvrant le vaste champ des sciences humaines et sociales, l’expérience supportée par le précédent schéma visait à tester  dans quelques composantes les modalités de mise en œuvre de démarches pédagogiques conduisant à la production de ressources ciblant les points faibles des étudiants de L1 dans les disciplines concernées. L’enjeu du présent projet est d’étendre cette expérience afin de couvrir l’intégralité des formations de niveau L hors IUT2.

Cet objectif déclinera les principaux résultats des actions mises en œuvre précédemment et continuera donc de privilégier la création de ressources non substitutives aux enseignements présentiels et orientées sur la recherche d’une médiation complémentaires sur les points de blocage recensés dans les différentes disciplines. En effet, dans la plupart des disciplines explorées des points de blocage apparaissent dans les enseignements et que seule leur levée permet la réussite de l’étudiant en situation d’échec. Cette démarche s’appuie sur la médiatisation complémentaire des éléments de cours particulièrement difficiles qui permet l’apprentissage au rythme de l’étudiant et l’utilisation des nouveaux médias et modes de diffusion (podcast notamment).

Nous envisageons la généralisation progressive de l’accompagnement des équipes pédagogiques des formations de L1, niveau à l’issue duquel on observe le plus fort taux d’échec, et une amélioration globale du taux de réussite en L1 de 5 à 8 % à l’issue du schéma.

Ces actions s’entendent inscrites dans la volonté d’accompagner au mieux les publics spécifiques, qu’il s’agisse des étudiants en formation continue ou distants (à l’étranger, en apprentissage ou stage, hors des murs de l’établissement), des sportifs de haut niveau, des handicapés pour lesquels diverses actions visant à une meilleure accessibilité des ressources numériques doit être poursuivie à tous les niveaux de formation.

2/ Poursuivre des actions visant à la valorisation pédagogique de ressources transversales :C2i niveau 1.

L’article 14 de la réforme LMD propose un dispositif visant à l’amélioration des compétences des étudiants de niveau L en documentation et méthodologie, langues, informatique et internet.

Le C2i niveau 1 a été  piloté dès sa mise en œuvre nationale par le service des TICE et de l’EAD de l’UPMF grâce à l’appui de la Région au projet CIB (Certificat Informatique et Bureautique) qui a largement inspiré la généralisation du dispositif C2i. Après une expérimentation à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble en 2004, en L2 d’économie gestion en 2005, dans les UFR ESE, SH, SHS en 2006, le C2i devrait être proposé en 2007 à l’ensemble des formations de L2 de l’UPMF ainsi qu’à l’IUT2. Notre expérience, tant sur le plan pédagogique, qui a abouti à la mise en ligne du site http://c2i.upmf-grenoble.fr, site actuellement accessible sans limitation, comme sur le plan organisationnel en ce qui concerne la certification (nous poursuivons la démarche de coordination nationale de la production de ressources avec Montpellier 1 (dispositif PORTICES) et les Universités de Avignon, Corte, Toulouse 2 (Projet C2imes) et sommes pilotes au plan régional pour la mise en œuvre de la certification), nous permet de conserver un rôle moteur au plan local qu’il s’agira de confirmer dans le temps du présent Schéma.. Sur la base du volontariat, l’analyse des campagnes précédentes montre que la volonté d’acquisition du C2i niveau 1 par les étudiants est liée à son utilité estimée sur le marché de l’emploi ou en cas de poursuite d’études (et de certification C2i niveau 2, IUFM). La montée en charge est toutefois inéluctable et devra être accompagnée par la mise en œuvre de moyens humains complémentaires tant en termes de formation que pour accompagner la certification. Nous souhaiterions également engager une réflexion sur les facteurs de réussite qui pourrait être partagée au plan régional.

Résultats attendus et Indicateurs

Définition des indicateurs de suivi de l’objectif opérationnel
(intitulé et description du (des) indicateur(s) de suivi des opérations prévues)

Enseignants mettant en ligne des ressources numériques :

2000 : 10 %

2006 : 15 %

2010 : 75 %

Taux de réussite en L1, L2, L3

Taux de réussite en L1 : largement dépendant d’autres facteurs il n’est pas pertinent de lier son amélioration uniquement à cet objectif opérationnel.

Taux de réussite au C2i niveau 1 en L2

Taux de réussite au C2i niveau 1 en L2 : cet indicateur est indépendant des actions mis en œuvre s’il est considéré par rapport aux étudiants se présentant à l’épreuve. Il est en revanche pertinent par rapport à l’ensemble des étudiants de L2 si l’épreuve était rendue obligatoire, ce qui n’a pas été décidé. Nous manquons de recul pour envisager dès à présent l’évolution de cet indicateur.

Moyens nécessaires

Les demandes de financement excluent toute rémunération d’heures supplémentaires ou complémentaires au bénéfice des personnels enseignants et administratifs de l’établissement, ainsi que tout soutien à des diplômes d’université.

Annexe

Coproduction de modules d’autoformation bureautique dans le cadre du projet interuniversitaire CIIMES

Ce projet a pour objectif opérationnel la conception, création, maintenance, mise à jour et évolution du didacticiel C2IMES (http://www.c2imes.org/) : C2i mutualisé pour l’Enseignement Supérieur.

Ce didacticiel naît dans une large mutualisation entre universités qui lui garantit sa large utilisation et sa pérennité.

Ses caractéristiques distinctives par rapport aux autres outils de ce type sont :

  • Production en XML, permettant la génération sous trois formats
    • HTML pour consultation anonyme en ligne,
    • Scorm pour importation dans les plates formes d’enseignement
    • PDF pour la lecture sur papier
  • Une 4e génération – présentation pour les cours en présentiel – est envisagée dans l’avenir.
  • Respect des normes d’où interopérabilité
  • Licence CC
  • Le didacticiel s’adapte aux différentes situations de formation :
    • Formation présentielle
    • Formation mixte
    • Autoformation
  • Il est adapté aux différents types de public :
    • Etudiants de l’université
    • Public de la formation continue
    • Etudiants étrangers francophones à distance
  • Adaptabilité aux différents types d’enseignement
  • Individualisation par rapport aux apprenants
  • Respect des normes garantissant l’interopérabilité et la sécurité
  • Gratuité (licence CC)

Les résultats de l’expérience seront présentés dans les colloques et conférences nationaux et internationaux.


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