Technologies de l'Information et de la Communication adaptées à l'Enseignement (TICE)
 

MISSIONS PRINCIPALES

  • Favoriser l'innovation pédagogique en proposant une infrastructure matérielle et logicielle favorisant l'émergence de nouveaux projets et la création de contenus pédagogiques
  • Aider les enseignants à se familiariser avec l'usage des TIC et les appuyer dans leur mise en pratique, notamment en utilisant les ressources de l'ENT (Environnement Numérique de Travail) et les ressources mises en commun au sein des UNT (Universités Numériques Thématiques)
  • En réponse aux besoins identifiés, trouver des solutions, soit au sein de l'UPMF (TICE, Plate-forme Multimédia, CRI/DSI U2), soit avec les autres universités du site, les universités françaises ou étrangères avec lesquelles nous partageons des projets communs ou en faisant appel à des ressources externes
  • Maintenir, moderniser et développer l'Enseignement A Distance (EAD)
  • Développer les actions nationales de la Sous Direction des Technologies (SD TICE) : C2i niveau 1 et 2, Universités Numériques Thématiques (Université Ouverte des Humanités, Université Numérique Juridique Francophone, ...)


COMPTE RENDU DU CEVU, séance du 23 octobre 2007 (Extrait)

Point sur les TICE

Présentation Frédéric Cantaroglou

F.Cantaroglou indique que les TICE (Technologie de l’Information et de la Communication appliquée aux Enseignements) est un domaine complexe et transversal qui touche plusieurs domaines d’organisation de l’université et représente une activité très variée. L’équipe des TICE a un rôle de facilitation entre les informaticiens, les techniciens et les enseignants et gère aussi l’EAD (enseignement à distance) qui a la particularité à l’UPMF d’être réparti dans les UFR et non pas regroupé comme dans d’autres universités.

Le Bilan :

Jusqu’à ce jour, l’équipe des TICE a travaillé sur de grands dossiers et utilise la plateforme multimédia, l’équipement financé par la Région Rhône Alpes et le Ministère de l’éducation nationale et inaugurée en 2001. Cette plateforme est essentiellement composée d’infrastructures de visioconférences, de salles de travail collaboratif et de quelques ressources matérielles permettant de faire de la production audiovisuelle et des contenus pédagogiques.

La plateforme multimédia est mobilisable et très utilisée par les composantes du site notamment pour les thèses.

Des actions ont été menées notamment dans le domaine de :

  • L’amélioration de la réussite avec un travail sur la culture « TICE » et le constat d’un lourd déficit en ressources humaines d’accompagnement dans les composantes.
  • L’accompagnement des demandes des enseignants avec un contexte général parfois complexe.
  • La mise en place du C2I niveau 1 et 2 à l’UPMF qui est université pilote sur le plan national.

Le Contexte général :

Il s’agit d’un accompagnement par les TICE. L’équipe TICE plutôt restreinte, peu visible à l’UPMF, ne cherche pas à faire du grand nombre mais fait plutôt du sur mesure en s’appuyant tout d’abord sur les outils d’environnement numérique de travail tel que Ksup, BVRA, Dokeos, Xtek.

La méthode est un accompagnement de haut niveau de la pédagogie des TICE au plus près des enseignants suivie par l’équipe de techniciens. Il faut être très réactif, parler le langage d’un informaticien et essayer de comprendre la problématique d’un enseignant en situation pédagogique.

Un problème persiste toutefois au niveau de l’assistance spécifique notamment en EAD car les étudiants non présents sur le site ont besoin d’un contact téléphonique ou par mail pour répondre à leurs questions sur l’utilisation d’un objet technique.

Malgré de nombreux efforts, il est toujours difficile d’humaniser les données numériques.

Le Cadrage :

Il porte plus particulièrement sur les technologies éducatives et collaboratives. Un travail de création d’outils est aussi fait pour le pôle gestion.

En effet, toutes les composantes qui dispensent des formations en gestion ont mis en place des outils communs notamment sur l’apprentissage de SAP, progiciel de gestion intégré qui permet de faire de la comptabilité et de la gestion de personnel. L’UPMF est plutôt en pointe dans la formation de ses étudiants et de ses formateurs à l’utilisation de SAP et l’université a une année d’avance sur les partenaires à la fois français et européens. A ce sujet des accords ont été passés avec IBM et Microsoft.

Les Grands axes :

«Niveau L» :

L’équipe TICE n’a pas de contact direct avec l’étudiant. L’accompagnement se fait par un enseignant médiateur. L’enseignant référent est le seul à décider de la pédagogie à mettre en place et l’équipe TICE n’a pas pour mission de trouver des solutions pédagogiques. L’articulation au niveau L passe essentiellement par la réforme LMD. En effet dans son article 14, il est demandé aux UFR de mettre en place des enseignements en matière de bureautique, documentation et langues.

«Niveau M» :

L’action des TICE se situe dans la création d’intranet pédagogique spécifique. L’intranet est un outil mis à disposition d’un groupe d’utilisateurs fermé. Les TICE travaillent aussi sur la notion d’extranet, en créant par exemple des sites qui permettent aux anciens étudiants d’être référencés ou de proposer des stages. Il est envisagé que ce travail soit étendu à tous les masters. Un travail spécifique est fait aussi pour l’accueil et un meilleur accompagnement des étudiants étrangers notamment avec le FLE (Français langue étrangère) ou le FOS (Français sur Objectif Spécifique).

Le Pilotage :

Les TICE s’inscrivent dans la démarche du C2I et des universités numériques thématiques. Il s’agit de dispositifs mis en oeuvre par le ministère dans certaines disciplines. A L’UPMF, il s’agit de Droit, Humanités, Economie-Gestion et Environnement et développement durable. L’équipe des TICE participe aux deux premières mais n’a pas encore pris de décisions concernant les deux dernières. Le ministère demande à ce qu’on participe vivement à ces dispositifs. L’idée est de pouvoir à la fois présenter l’offre de formation et participer à la création de ressources pédagogiques afin d’être mutualisées. Il y a un intérêt majeur à participer à ces universités numériques thématiques même si comme dans d’autres dispositifs ministériels, cette participation n’a pas de contrepartie financière.

Au niveau de la Région, les TICE travaillent dans le cadre du schéma de l’enseignement supérieur de la région Rhône Alpes ainsi qu’au niveau de GU. Quant au niveau local, les TICE interviennent dans des groupes de travail de l’UPMF notamment sur l’accessibilité avec Yann Echinard mais aussi sur la mise en place du pôle territoire.

Les Chiffres (2006/2007) :

Le nombre d’étudiants inscrits dans des formations en EAD se repartissent de la façon suivante :

  • - 637 étudiants en Droit
  • - 421 étudiants à ESE
  • - 70 à l’IUT2
  • - 10 à l’AE
  • - L’IUP Commerce et vente est en préparation de cours en EAD.

Ces formations à distance sont très consommatrices de suivi pédagogique et administratif.

Pour Dokeos il y a environ 1500 utilisateurs et pour le C2I, il y a eu 286 certifiés en 2007 et 160 certifiés en 2006. Enfin pour SAP, c’est 289 étudiants en 2006/2007 qui ont été formés et pour Xtek c’est 5500 utilisateurs et l’hébergement à l’IUT2 de 10 plateformes pédagogiques.

F.Cantaroglou indique qu’il y a une cellule de coordination avec des correspondants TICE dans chaque UFR ainsi qu’une cellule de réalisation dans laquelle sont traitées les demandes des enseignants en accord avec le CRI de l’UPMF, la DSI et des prestataires extérieurs.

La mobilité virtuelle :

C’est la possibilité d’offrir à des étudiants étrangers de suivre des formations à distance en France. B.Moro traite la plupart de ce type d’actions d’accompagnement dans le cadre de la politique des langues de l’UPMF.

Conclusion :

Les TICE sont un luxe nécessaire mais amenées à disparaître dans la pédagogie des UFR car l’objectif de tous et des TICE est que les enseignants soient suffisamment formés afin d’être de plus en plus autonomes et d’utiliser la technologie au plus près de la pédagogie.

F.Cantaroglou rappelle que les TICE s’occupent du contenu en assistant les enseignants et le CRI et les services d’informations s’occupent du contenant. Il est indispensable qu’il y ait un travail en commun.

A.Fernex ouvre le débat,

B.Marchina se demande de savoir quels sont les moyens alloués par l’Etat pour ce genre de projet.

F.Cantaroglou indique que les TICE ont deux sources de financements distinctes :

  • le contrat d’objectif qui lie le Ministère et l’UPMF,
  • le contrat avec la région dans le cadre du schéma de l’enseignement supérieur.

Aucun financement ne provient de la dotation de l’université ou des cotisations des étudiants. Toutes les actions sont financées sur des contrats qui sont des réponses à des appels à projets du ministère soit sur des actions spécifiques soit dans le cadre du schéma avec la région Rhône Alpes. Puis, dans le contrat quadriennal d’établissement, une partie importante est consacrée aux TICE et aux systèmes d’information. Il n’y a pas de répartition par le ministère, mais une enveloppe globale pour la pédagogie et l’équipe présidentielle travaille actuellement sur cette répartition des moyens du contrat quadriennal.

B.Marchina remarque que les TICE travaillent en partenariat avec IBM et Microsoft. Cela lui pose un problème car il existe des logiciels libres qui ont l’avantage d’être gratuits sans passer de contrat avec des entreprises privées, ce qui permettrait à l’université de garder son indépendance par rapport aux entreprises dans les choix qu’elles font.

Il est important aussi que les étudiants soient formés sur un logiciel standard et non pas sur un logiciel particulier leur permettant de s’adapter plus facilement aux demandes des entreprises. De plus, ces logiciels libres sont en liens étroits avec la recherche dans de nombreux domaines comme par exemple en mathématiques avec l’utilisation d’un logiciel de calcul. Ce système est développé par l’INRIA et alimenté par l’ensemble de la communauté du logiciel libre. Ce laboratoire en utilisant ce logiciel libre offre une synergie pouvant exister autour des laboratoires de recherche grenoblois notamment en Miass. Cela permet aussi aux laboratoires d’autres disciplines telles que le Droit d’avoir un lien plus étroit avec la recherche et par conséquent sur la pédagogie.

Il souhaite donc savoir pourquoi le choix de travailler avec des logiciels libres n’a pas été fait par le service des TICE et comment il faudrait s’y prendre pour que ce choix soit appliqué à l’avenir.

F.Cantaroglou indique que tous les serveurs sont sous linux et que tous les éléments constitutifs du C2I sont « laïques » et reposent sur l’utilisation de logiciels libres. Les ressources d’autoformation mis à disposition des étudiants s’appuient aussi sur des logiciels libres. Les accords pris avec IBM et Microsoft le sont dans le cadre du pôle gestion à la demande des enseignants pour la formation des étudiants aux logiciels du marché. Suite aux demandes des entreprises qui demandaient que les étudiants soient formés à l’utilisation de logiciels Microsoft et IBM des accords ont donc été pris avec ces deux sociétés.

N.Mandil réagit aux propos de F.Cantaroglou et trouve dérangeant que des professeurs au contact du marché demandent aux étudiants de se former sur SAP par exemple. Cette démarche peut aller très loin et peut aboutir à ne plus utiliser de logiciels libres. Il serait peut-être intéressant de faire un compromis et de former les étudiants à la fois sur un logiciel libre et un logiciel du marché. Cela donnerait la possibilité aux étudiants d’apporter une plus value à l’entreprise. Il pense qu’il ne faut se focaliser uniquement sur la demande des enseignants qui traduit la demande des entreprises.

F.Cantaroglou répond qu’il y a des formations telles que les licences professionnelles qui ne peuvent pas déroger à la règle de l’utilisation de logiciels particuliers.

E. Paillet considère les logiciels libres comme ayant un intérêt et leur place mais il ne faut pas se priver de former des apprentis sur des logiciels pour lesquels il y a une demande de certification sur SAP. Telle est le cas pour une licence professionnelle à Valence où il existe une certification complémentaire sur des logiciels spécifiques.

B.Brunet indique que lorsque les étudiants sont en stage, il faut qu’ils soient le plus possible opérationnels sur les logiciels non libres utilisés par l’entreprise. Il pense que former des étudiants sur des logiciels libres et spécifiques c’est bien, mais suivant les cas, ce n’est pas toujours possible.

E.Paillet considère que les étudiants sont la force vive lorsqu’ils rentrent dans les entreprises car c’est par leurs compétences sur les deux systèmes qu’ils pourront faire pencher sur un système plutôt qu’un autre en utilisant le plus efficace et le plus pertinent.

B.Marchina cite l’exemple d’une école d’ingénieurs en informatique sur Grenoble qui ne fait usage que de logiciels libres. Elle fait des choses très éloignées de ce qu’imposent les entreprises. Il pense que ce n’est pas le rôle des étudiants de payer pour les entreprises la formation de personne sur un logiciel payant.

E.Paillet comprend la position de B.Marchina mais pense que c’est dommage et du temps perdu pour les étudiants en alternance. En effet, leur projet dans l’entreprise est fait sur un logiciel particulier et s’ils ne peuvent pas le compléter, l’examiner, le travailler intellectuellement sur des approches théoriques parce qu’ils n’ont pas le même logiciel à leur disposition à l’université, c’est dommageable et de la perte de temps.

Q.Court considère que c’est aux étudiants à s’adapter à la volonté et aux demandes des professionnels.

F.Girolet note d’une part qu’ «Office» est coûteux pour les étudiants et que beaucoup d’entre eux en font des copies et que d’autre part Microsoft est en partenariat avec l’UPMF et propose le pack Office pour 18 euros pour une année ou 52 euros pour l’avoir définitivement.

N.Mandil est d’accord sur le fait que ce n’est pas très cher, mais il faut voir plus loin car cela entraine des coups d’interopérabilité. La communication peut-être bloquée lors de la transmission de fichier « .doc » car non accessible à tous. Il faut dépasser le coût d’achat et plutôt regarder les coûts globaux.